La Servante écarlate – Margaret ATWOOD

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Wow !

Que dire ? Que c’est un petit bijou ? Que ce livre m’a fait l’effet d’une claque ? Et bien oui, j’ai reçu une vraie gifle en lisant ce livre.

C’est une sorte de dystopie qui se déroule dans les années 90 je dirais, et où les femmes sont divisées en catégories :

  • les Épouses, habillées en bleu, qui sont les épouses des Commandants et font partie des hautes sphères de la société ;
  • les Martha, habillées en vert, qui sont les bonnes à tout faire chez les Commandants et les Épouses ;
  • les Econofemmes, habillées en robes rayées rouge bleu et vert, et qui sont les épouses « pauvres »;
  • les Servantes, habillées en rouge écarlate. Elles sont assignées à un Commandant et ne servent qu’à enfanter.

Parce que les autres femmes sont stériles (la raison n’est pas expliquées), les femmes qui ont déjà eu des enfants sont désignées Servantes après avoir fait une formation au Centre Rouge. Puis chacune est placée dans un foyer afin de tomber enceinte.

Tout ça se passe dans un état totalitaire et religieux où rien n’est permis, où aucun loisir n’est autorisé et où on exécute des dissidents sur la place publique.

Ça fait peur, ça fait réfléchir, ça fait écho à ce qui peut se passer ailleurs dans le monde. Ce livre a été écrit en 1985, mais il aurait pu dater de l’année dernière… Il devrait être lu et étudié au lycée tellement il y a de choses à dire, tellement il y a matière à réflexion.

Quant à la forme, la narration est un peu complexe à comprendre au début : la narratrice mélange ce qu’elle vit au présent avec ses souvenirs, ceux d’avant ce monde de servitude. Mais on s’y fait.

Mention spéciale à la fin du livre (non, ce n’est pas un spoiler) où nous avons une retranscription d’une conférence qui a lieu en 2195 : le conférencier nous explique que ce livre est la transcription de bandes audio qui ont été retrouvées, et qu’on ne connaît pas réellement l’identité de la narratrice, ni celle de son Commandant… Je n’en dévoilerai pas plus, mais cette fin est très ingénieuse.

C’est un coup de cœur pour moi, et ce livre va de ce pas rejoindre la liste restreinte de mes livres préférés.

NOTE :

coeur

Coup de cœur !

Dans un futur peut-être proche, dans des lieux qui semblent familiers, l’Ordre a été restauré. L’État, avec le soutien de sa milice d’Anges noirs, applique à la lettre les préceptes d’un Évangile revisité. Dans cette société régie par l’oppression, sous couvert de protéger les femmes, la maternité est réservée à la caste des Servantes, tout de rouge vêtues. L’une d’elle raconte son quotidien de douleur, d’angoisse et de soumission. Son seul refuge, ce sont les souvenirs d’une vie révolue, d’un temps où elle était libre, où elle avait encore un nom. Une œuvre d’une grande force, qui se fait tour à tour pamphlet contre les fanatismes, apologie des droits de la femme et éloge du bonheur présent.

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