Qaanaaq – Mo MALO

Alors peut-être vous ne le saviez pas, et peut-être que je trahi un secret hautement protégé, mais Mo Malo n’est autre que Frédéric Mars, l’auteur des Marcheurs. Ça, je l’ai découvert il n’y a pas très longtemps quand j’ai vu la liste des auteurs présents au festival St Maur en poche (j’avais prévu d’y aller mais mon déménagement m’en a empêchée…. j’en suis mortifiée). Ça ne change pas grand chose au monde mais c’est une petite anecdote sympa à sortir lors d’un dîner. Bref.

Ce livre, Qaanaaq, je l’ai commencé fin avril, et je l’avais mis de côté parce que je n’arrivais pas à me mettre dedans. Et puis mon déménagement terminé, je me suis dit « allez, je le termine sinon il va traîner encore longtemps dans les parages… ». Ai-je eu raison ou tort ? Voici on avis sur Qaanaaq, de Mo Malo.

Résumé de l’éditeur

Dans le vaste pays blanc, l’esprit de Nanook se réveille. Le grand ours polaire, seigneur des lieux, protégera les siens. Jusqu’au bout.

Adopté à l’âge de trois ans, Qaanaaq Adriensen n’a jamais remis les pieds sur sa terre natale, le Groenland. C’est à contrecoeur que ce redoutable enquêteur de Copenhague accepte d’aller aider la police locale, démunie devant ce qui s’annonce comme la plus grande affaire criminelle du pays : quatre ouvriers de plateformes pétrolières ont été retrouvés, le corps déchiqueté. Les blessures semblent caractéristiques d’une attaque d’ours polaire. Mais depuis quand les ours crochètent-ils les portes ?

Flanqué de l’inspecteur inuit Apputiku – grand sourire édenté et chemise ouverte par tous les temps –, Qaanaaq va mener l’enquête au pays des chamanes, des chasseurs de phoques et du froid assassin. Et peut-être remonter ainsi jusqu’au secret de ses origines.

Brrrrr… j’ai froid

J’ai donc mis du temps pour le lire. La faute à un manque d’intérêt pour le début de l’histoire car il ne se passe pas grand chose à vrai dire : des ouvriers qui travaillent sur une plateforme pétrolière au Groenland sont tués par ce qui semble être un ours polaire. Sauf qu’il n’y a rien sur la scène de crime qui puisse prouver qu’un ours polaire était effectivement présent sur les lieux. On appelle donc à la rescousse un policier danois, Qaanaaq Andriensen. Il est né au Groenland mais n’a jamais connu vraiment son pays de naissance, il arrive donc en terre inconnue.

Et en fait, au début c’est lent parce que nous découvrons le Groenland en même temps que Qaanaaq. Car c’est une toute nouvelle culture, une nouvelle langue, de nouvelles traditions. Et c’est guidé par son collègue Apputiku que Qaanaaq découvre tout ça.

Ce livre est une sorte de voyage initiatique pour le personnage principal, sur la piste de ses racines. Ça rend Qaanaaq attachant. Imaginez que vous soyez né dans un pays et que vous ayez grandi dans un autre. Retournez dans votre pays de naissance à l’âge adulte, je pense que tout le monde serait ébranlé par ce voyage. Et l’enquête de Qaanaaq va non seulement le mener à résoudre son affaire de meurtres mais aussi lui permettre de retrouver son identité.

Il faut savoir que le Groenland n’est pas un pays indépendant mais une province autonome du Danemark. C’est ce que j’ai appris avec ce livre. Qaanaaq a donc en lui cette dualité, cette espèce de double identité qui semble être un problème pour lui mais aussi pour les Inuits. Il est né au Groenland, a du sang Inuit, mais venant du Danemark il est considéré comme un étranger. Et ça ne va pas forcément faciliter son enquête et ses échanges avec les autochtones.

Quant aux meurtres, ils sont sauvages et tout le long du livre, on a plusieurs mobiles en tête. Et puis que dire du meurtrier : ours polaire qui a faim ? Ours polaire dressé pour tuer ? Être humain ? Ce qui semble être évident ne l’est pas forcément pour tout le monde… On suit donc Qaanaaq qui galère à trouver le meurtrier, le mobile, dans une nature hostile où les gens et la météo sont des obstacles à son enquête. Tout ça sur fond politique et d’indépendance du pays.

En un mot

C’est un livre très prenant malgré un début laborieux et un peu plat. Les paysages groenlandais sont à couper le souffle, mais plus surprenant encore, ils sont un personnage à part entière qui a une influence sur les gens et sur l’intrigue. L’histoire n’aurait pas eu les mêmes péripéties et la même saveur si elle s’était déroulée en Australie ou au Mexique.

C’est un très bon livre, passionnant. Allez-y, lisez-le vous ne le regretterez pas !

2 commentaires sur “Qaanaaq – Mo MALO

  1. Ping : Bilan lecture #6 | La Papivore

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